Retour vers le futur : les regards des jeunes en France et en Allemagne

A l’occasion de son 60ème anniversaire, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse a publié une étude sur la jeunesse dans nos deux pays.

En voici l’essentiel :

Les crises sociales de ces dernières années (coronavirus, guerre en Ukraine, inflation, etc.) ont fortement marqué les jeunes de France et d’Allemagne. En effet, seule une minorité de jeunes des deux pays (environ un tiers) qualifie sa
situation financière de (très) bonne.
Une large majorité (plus de deux tiers) des jeunes des deux pays se montre pessimiste quant à l’avenir de la société, et leurs perspectives pour les prochaines années dans certains domaines politiques sont pour la plupart négatives.
Seule une petite minorité d’environ un dixième des jeunes des deux pays ne voit aucune nécessité de changements politiques significatifs. D’ailleurs, seul un quart (27 %) des jeunes de France et un tiers (37 %) des jeunes d’Allemagne sont (très) satisfaits de la démocratie. Les institutions sociales n’inspirent généralement pas (beaucoup) confiance aux jeunes des deux pays, à l’exception de l’armée en France.
Malgré tous les autres sujets, le changement climatique est le plus souvent cité parmi les trois principaux enjeux actuels dans les deux pays.
En France et en Allemagne, les jeunes estiment également que la lutte contre le changement climatique devrait être prioritaire par rapport à la poursuite de la croissance économique, plutôt que l’inverse.
L’UE inspire en principe plus d’associations en Allemagne qu’en France, qu’elles soient positives ou négatives. Mais dans l’ensemble, l’UE est plus souvent associée à des caractéristiques positives dans les deux pays. Une grande moitié des jeunes des deux pays considère la coopération franco-allemande comme (très) importante dans tous les domaines politiques. Seule une petite proportion d’environ un dixième des jeunes estime que les deux pays devraient moins coopérer au niveau européen.
Dans les deux pays, l’origine sociale a une très forte influence sur le point de vue des jeunes et s’avère donc être le facteur sociodémographique le plus déterminant. Malheureusement, les résultats de cette étude sur la jeunesse montrent que les jeunes issus de milieux modestes sont moins souvent optimistes quant à leur avenir et plus
souvent pas (du tout) intéressés par la politique. Ils sont également moins convaincus par la démocratie, la participation aux élections, l’engagement politique et ont moins confiance dans les institutions politiques.

Pour obtenir cette étude dans sa version longue, allez sur www.ofaj.org